L’avortement de santé publique ?

Alors que Trump et Fillon remettent l’avortement en question, la Belgique veut aller plus loin.

BELGIQUE. Sur certaines questions, le plat pays est en avance sur son temps. C’est le cas pour l’avortement. En Belgique, cette pratique est « tolérée » depuis 1990 (soit avec la prise de médicaments, soit chirurgicalement) sous certaines conditions (12 semaines de grossesse maximum par exemple). Toutes les femmes et jeunes filles (aussi pour les mineures sans avoir besoin de l’autorisation des parents) peuvent avoir recours à l’IVG si elles sont confrontées à une grossesse non désirée.

Enlever l’avortement du cadre pénal pour éliminer tout risque de condamnation en cas de litige avec la loi.

Certains politiques belges aimeraient faire évoluer la loi en la matière. Ils aimeraient faire passer l’IVG dans le domaine de la « santé publique ». Cela permettrait de sortir l’avortement du cadre pénal. Car si les conditions ne sont pas remplies selon la loi, l’IVG reste un acte qui est condamnable. C’est ce dont les politiques aimeraient discuter.


| Press Link |L’avenir : La Belgique va-t-elle dépénaliser l’avortement pour en faire une question de santé publique comme au Luxembourg?