↘ MÉDIAS / EMMANUEL MACRON FACE A BOURDIN ET PLENEL …


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Le Président Macron a tenu le coup face aux questions de Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel.

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Mise à part quelques « loupés », Emmanuel Macron a tenu bon face aux deux journalistes qui ont mené l’interview sur « BFM TV ».


QUESTIONS LIBRES

On ne peut pas accuser Bourdin ou Plenel d’avoir ménagé le Président de la République. Loin de là. Ils ont posé toutes les questions qu’ils ont voulu. Avec une seule limite ; le temps que les rédactions ont donné à l’interview. Encore que, pour une interview qui devait durer 02h, elle a finalement duré plus de 02h40. Preuve aussi de la liberté qui était donnée.

Une liberté de ton des deux côtés.

Que ce soient les deux journalistes ou le Président de la République, on note une liberté de ton (plus retenue sans aucun doute dans le chef d’Emmanuel Macron). Mais, tout de même, alors que l’interview donnait l’impression d’un débat à de nombreux moments, il y avait une petite musique sympathique à nos oreilles ; celle de la franchise (d’apparence en tout cas).

DANS LA FORME

Contre Bourdin et Plenel, les critiques ne manquent pas. Tous les médias, à part « BFM TV », ont été plutôt violent avec les deux journalistes. Autant sur le fond que (surtout) sur la forme.

Les « sans cravates » devant le Président.

Un détail mais pas pour tout le monde. On a vite remarqué que Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel ne portait pas de cravate. Chemise ouverte et l’air presque décontracté. Si on en croit la critique, on ne fait pas l’interview d’un Président dans cet « accoutrement ».

Pas de quoi être « choquant » pourtant. Surtout qu’aucun des deux journalistes n’est du genre à en porter une. Surtout pas Bourdin, qui a pour habitude de recevoir toutes sortes de politiques dans son émission. Si l’un comme l’autre avait porté une cravate, les critiques auraient eu vite fait de souligner la « courbette » devant le Président de la République. En fait, c’est un faux débat inutile. Il s’est déjà déroulé lorsque les députés de la « France Insoumise » sont venu sans « cravate » à l’Assemblée. A partir du moment où on est pas complètement « débrayé », pas de quoi en faire un scandale.

Ils appellent Emmanuel Marcon par son nom.

Autre critique ; pratiquement jamais, à part dans l’introduction, les deux journalistes n’ont appelé Emmanuel Macron « Monsieur le Président ». Cela aura eu comme conséquence de faire grincer les dents de certains. Là non plus, on ne voit pas le mal. C’est de la forme. Uniquement de la forme. Notons aussi une chose importante qui semble avoir échappé à tout le monde : Emmanuel Macron est jeune, très jeune. Surtout par rapport aux deux « bulldogs » qui roulent leur bosse depuis longtemps que sont Bourdin et Plenel. Il ne faut pas se tromper. La question de l’âge entre aussi en ligne de compte. Les deux journalistes étaient devant un petit jeunot. Président, certes …

Violences des propos contre Macron.

De tout ce qui se raconte, on ne retiendra qu’une seule chose ; Avec tout le respect qu’il faut avoir envers Jean-Pierre Pernaut, près de 03h d’interview avec lui comme interlocuteur et on tombe tous dans un coma profond tellement cela aurait été ennuyeux. Ce n’est pas le fait de Pernaut. Il n’est pas journaliste politique et n’est pas dans ce type d’interview « cash » et agressif où des coups sont donnés.

Dire que Bourdin et Plenel ont été « violents » dans leurs questions et interpellations est vrai. C’est pour cela que peu de français qui ont regardé cet interview ont décroché. Il y avait un rythme soutenu qui, à nos oreilles, était agréable tant il n’était justement pas dans la « formalité » journalistique.

On a reproché aussi aux journalistes d’être « dans la peau d’opposants politiques ». On est pas de cet avis. C’est aussi le rôle de ce genre d’exercice. Il faut faire remonter les inquiétudes et les questions des gens, quitte à passer pour le porte-voix d’une opposition. Dire au Président qu’il est beau et formidable aurait de l’intérêt pour qui ?

MACRON EST BON

Emmanuel Macron n’est jamais aussi bon que quand il y a du répondant en face. Rappelons que c’est le Président qui a demandé à ce que ce soit Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel qui soient en face de lui. Il est bon communiquant et il le sait.

Manque de fond.

Beaucoup de forme et peu de fond dans les débats. C’est un fait et c’est un regret que l’on peut légitimement avoir. Bien qu’on y soit passé près de 03h00 et que les journalistes en face étaient de vieux de la vieille, on regrette ce manque de profondeur dans les sujets qui ont été traités. Rendez-vous pris l’année prochaine à la même période. Une promesse d’Emmanuel Macron aux deux journalistes.

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  Publié par « Mediapart »..
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